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Outils · règles françaises, en jours ouvrables

Calculateur de congés payés

Jours acquis en jours ouvrables et en jours ouvrés, solde restant, et l’indemnité compensatrice calculée par les deux méthodes légales — avec le détail du calcul, pour que vous puissiez le vérifier ligne à ligne.

Comment calcule-t-on les congés payés en France ?

Chaque mois de travail effectif ouvre 2,5 jours ouvrables de congés payés, plafonnés à 30 jours ouvrables par période de référence — soit 25 jours ouvrés sur une semaine de cinq jours. À la fin du contrat, le solde non pris est versé sous forme d’indemnité compensatrice, calculée selon la méthode la plus favorable au salarié entre la règle du dixième et le maintien de salaire (art. L3141-24 du code du travail).

30,0
jours ouvrables acquis
25,0
soit en jours ouvrés
20,0
solde restant (ouvrables)
2 000,00 €
indemnité due (méthode la plus favorable)

12 mois × 2,5 = 30,0 jours ouvrables acquis, soit 25,0 jours ouvrés ; moins 10 jours pris, il reste 20,0 jours ouvrables. Règle du dixième : 2 000,00 € — maintien de salaire : 1 923,08 €. L’employeur doit la plus favorable, soit 2 000,00 €.

Montants bruts, avant cotisations et impôt. Le maintien de salaire est estimé ici sur une base de 26 jours ouvrables par mois ; l’usage de votre entreprise ou de votre convention collective peut retenir les jours réels du mois ou l’horaire réel, ce qui déplace légèrement le résultat. La comparaison entre les deux méthodes, elle, est obligatoire.

Les deux méthodes d’indemnisation, et pourquoi il faut les comparer

L’article L3141-24 du code du travail impose de retenir la plus favorable au salarié des deux méthodes. Ce n’est pas une option de paie : la règle est d’ordre public et un employeur qui ne calcule qu’une seule des deux se met en difficulté dès qu’un salarié conteste son solde de tout compte.

MéthodeCalculQuand elle gagne
Règle du dixième (rémunération brute de la période de référence ÷ 10) × (jours restants ÷ jours acquis) Quand la rémunération de la période contenait des primes, des heures supplémentaires ou une augmentation en cours d’année.
Maintien de salaire (salaire mensuel brut ÷ jours ouvrables du mois) × jours à indemniser Quand le salaire a augmenté récemment, ou quand la période de référence comportait des mois non travaillés.

Jours ouvrables ou jours ouvrés : la confusion la plus coûteuse

Le code du travail compte en jours ouvrables — du lundi au samedi, six par semaine. La plupart des entreprises communiquent en jours ouvrés — les jours réellement travaillés, cinq par semaine. Trente jours ouvrables et vingt-cinq jours ouvrés désignent exactement le même droit ; l’erreur classique consiste à décompter une semaine d’absence comme cinq jours dans un système et six dans l’autre, ce qui fait dériver le solde d’un jour par semaine de congés.

DuréeJours ouvrablesJours ouvrés
1 semaine65
2 semaines1210
4 semaines2420
5 semaines (droit complet)3025

Le calcul, étape par étape

  1. Comptez les mois de travail effectif. Chaque mois de travail effectif ouvre 2,5 jours ouvrables de congés, dans la limite de 30 jours ouvrables par période de référence.
  2. Ajoutez les mois d’arrêt maladie. Depuis la loi du 22 avril 2024, un arrêt pour maladie non professionnelle ouvre 2 jours ouvrables par mois, plafonnés à 24 jours ouvrables par période de référence.
  3. Convertissez en jours ouvrés si besoin. Multipliez les jours ouvrables par 5/6 : 30 jours ouvrables valent 25 jours ouvrés sur une semaine de cinq jours.
  4. Retranchez les jours déjà posés. Le résultat est le solde de congés restant à prendre ou à indemniser.
  5. Comparez les deux méthodes d’indemnisation. Calculez la règle du dixième et le maintien de salaire, puis retenez le montant le plus favorable au salarié : c’est une obligation d’ordre public.

Arrêt maladie : ce que la loi de 2024 a changé

Jusqu’en 2024, un salarié en arrêt pour maladie non professionnelle n’acquérait pas de congés payés — une règle que la Cour de cassation a jugée contraire au droit de l’Union. La loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 a aligné le droit français : l’arrêt pour maladie non professionnelle ouvre désormais 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence, et l’arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle ouvre le taux normal de 2,5 jours. Le salarié dispose de 15 mois pour poser ces congés, et ce délai ne commence à courir que lorsque l’employeur l’a informé de ses droits, dans le mois suivant la reprise.

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Questions fréquentes

Comment calculer ses jours de congés payés ?

Multipliez le nombre de mois de travail effectif par 2,5 jours ouvrables, dans la limite de 30 jours ouvrables par période de référence. Douze mois donnent 30 jours ouvrables, soit 25 jours ouvrés sur une semaine de cinq jours. Les jours déjà posés se soustraient de ce total.

Quelle différence entre jours ouvrables et jours ouvrés ?

Les jours ouvrables comptent du lundi au samedi, soit six par semaine ; les jours ouvrés sont les jours réellement travaillés, cinq par semaine dans la plupart des entreprises. Le code du travail raisonne en jours ouvrables : 30 jours ouvrables correspondent à 25 jours ouvrés. C’est le même droit exprimé dans deux unités.

Comment se calcule l’indemnité compensatrice de congés payés ?

Deux méthodes existent et l’employeur doit retenir la plus favorable au salarié : la règle du dixième — un dixième de la rémunération brute de la période de référence, proratisé aux jours restants — et le maintien de salaire, qui verse ce que le salarié aurait gagné pendant ses congés. La règle figure à l’article L3141-24 du code du travail et est d’ordre public.

Acquiert-on des congés payés pendant un arrêt maladie ?

Oui depuis la loi du 22 avril 2024. Un arrêt pour maladie non professionnelle ouvre 2 jours ouvrables de congés par mois, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence, et le salarié dispose de 15 mois pour les poser. Un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle ouvre le taux normal de 2,5 jours par mois.

Les congés non pris sont-ils perdus à la fin de la période ?

En principe ils doivent être pris pendant la période de prise, mais ils ne sont pas perdus lorsque le salarié a été empêché de les poser : maladie, accident du travail, congé maternité ou parental ouvrent une période de report de 15 mois. À la fin du contrat, quelle qu’en soit la cause, le solde est versé en argent.

Sources

Voir aussi la fiche congés payés en France et le calculateur générique multi-pays (en anglais).